Ecologie, économie et philosophie développement durable (E4PB1BI5)

Cours  le vendredi de 16 h 15 à 19 h 15 en salle ……………………………….

Code : E4PB1BI5

Le concept de développement durable est aujourd’hui largement diffusé et utilisé dans les différentes sphères sociales, économiques, politiques et médiatiques. Le monde de l’Entreprise s’en est également emparé et de nombreux métiers se réfèrent aujourd’hui à cette notion. L’objectif général du cours est de permettre aux étudiants de mieux identifier les contours et les différentes facettes du concept de « développement durable ». Pour ce faire, une approche interdisciplinaire apparait indispensable. Après avoir identifié les principaux enjeux environnementaux auxquels doit faire face notre planète, ce cours abordera la question de la valeur donnée aux écosystèmes, sous l’angle économique et philosophique. Par ailleurs ce module s’attachera à former les étudiants aux outils communément utilisés en bureaux d’étude: construction de grilles d’évaluations multicritères, analyse coûts-bénéfices, note de synthèse.

schéma prépros

Les grands enjeux environnementaux
intervenant: Jérôme Cortet (département de Biologie)

Changements climatiques, perte de biodiversité, pollutions, urbanisme, explosion démographique… Les enjeux et défis environnementaux en ce début de siècle sont multiples. Le concept de développement durable peut-il faire face à ces enjeux ?

Capital naturel, services écosystémiques et valeur économique
intervenant: Sébastien Roussel (département d’Economie)

– Manière dont les sciences économiques se représentent l’environnement et les ressources naturelles. Nous introduirons la notion de capital naturel, en lien avec la représentation des facteurs de production en sciences économiques, i.e., capital physique et technique, travail, et progrès technique, et comment nous pouvons définir un degré de substituabilité entre principalement le capital naturel et ce type de capital. A la suite, ceci nous amènera à analyser la durabilité de l’usage des ressources naturelles, et par conséquent la durabilité faible versus forte de l’usage du capital naturel ;
– Notion de service écosystémique, en d’autres termes les services rendus par les écosystèmes, selon leurs statuts et fonctions : les services d’approvisionnement et de régulation, les services récréatifs, la biodiversité, etc. ;
– Notion de valeur qui est au centre de l’apport des économistes : comment peut on donner une valeur à l’environnement dans une logique non-marchande pour sa protection ? Nous présenterons et distinguerons principalement la différence entre la valeur écologique et la valeur économique (monétarisation).
– Comportements des agents économiques et le rôle des instruments économiques.Les sciences économiques sont couramment envisagées comme la science des incitations où les agents économiques (individus, ménages, entreprises) répondent à des incitations monétaires par le biais de taxe et de subventions notamment. Dans le domaine environnemental, nous envisagerons et discuterons du rôle et de la place de ces instruments.

Introduction à l’éthique environnementale.
Intervenante: Virginie Maris (CEFE, philosphie)
Depuis les années 70 s’est développé dans le monde anglo-saxon une branche de la philosophie qui se consacre aux valeurs morales qu’il convient d’attribuer à la nature, aux entités naturelles ou à certains processus du vivant. Généralement fondée sur le rejet de l’anthropocentrisme, l’éthique environnementale ne se présente pas comme un champ unifié mais comme un faisceau d’approches théoriques diverses qui tentent de repenser la philosophie morale à l’heure de la crise écologique. Nous présenterons les grandes approches de l’éthique environnementale et les débats qu’elles suscitent.

Analyse philosophique de la notion de services écosystémique.
Intervenante: Virginie Maris (CEFE, philosphie)
Depuis la publication en 2005 des résultats du Millenium Ecosystem Assessment, la notion de services écosystémiques devient omniprésente dans les discours sur la conservation de la biodiversité, tant dans le champ scientifique que dans ceux des politiques environnementales et de la gestion de la nature. Nous analyserons certains enjeux épistémologiques et éthiques soulevés par l’approche par services écosystémiques.

Analyse philosophique des sciences dites participatives
Intervenant: Guillaume Bagnolini (département de philosophie)

La professionnalisation de la recherche scientifique a permis l’émergence d’institutions scientifiques avec un fort pouvoir politique et social. Cependant, avec l’amélioration des télécommunications et la nécessité pour de nombreuses études d’obtenir de grande quantités de données, les organisations scientifiques ont mis en place un type de science dite participative. Ce sont des programmes de recherche où les scientifiques non-professionnels participent de manière plus ou moins profonde à l’étude. Dans un premier temps, nous allons présenter l’évolution des programmes de science participative dans le cadre de l’étude sur la biodiversité. Dans un second et dernier temps, nous analyserons le rapport évolutif des participants à la nature en considérant une typologie des programmes de science participative.

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